mercredi 28 novembre 2012

Cartes de Noël


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vendredi 23 novembre 2012

Mariage gay : un sujet très (trop) sensible

C'était un engagement de François Hollande durant la campagne présidentielle : créer une loi qui institue le mariage homosexuel. Si une majorité de Français était pour, encore fallait-il accorder un crédit à ces sondages, aujourd'hui la tendance semble inversée. Le peuple français, toutes catégories sociales confondues, a pris la véritable mesure de cette proposition, en témoignent les récentes manifestations de rue. Elle remet en cause le droit fondamental du mariage tel qu'il est établi dans le Code civil par une réécriture des articles le concernant.

La reculade sur ce sujet du Président montre le malaise qui le frappe aujourd'hui. Vouloir accorder aux maires hostiles au mariage homosexuel de refuser de célébrer un tel mariage au nom de la "liberté de conscience" est totalement absurde. De deux choses l'une : ou bien la loi est votée et tous les maires de France sont tenus d'appliquer la loi et rien que la loi, au nom de la République, par conséquent de pratiquer aussi les mariages gay, quelque soit leur point de vue sur la question ; ou bien elle ne l'est pas, dans quel cas la question ne se pose pas.

Cette loi devrait être votée au Parlement au début de l'année prochaine. D'ors et déjà, le Conseil des ministres a adopté le projet de loi, après consultation des organes les plus représentatifs de la question du mariage homosexuel. Ce qui est certain, c'est qu'elle entraînerait inévitablement un bouleversement sociétal et un chamboulement juridique.

La disparition des termes "père" et "mère" et leur remplacement par celui de "parents" provoque des réactions hostiles d'un grand nombre de Français très attaché au sacro-saint mariage et au droit de l'enfant né d'un père et d'une mère. En particulier, ceux qui pratiquent un culte sont majoritairement contre et je les comprends. Je crois profondément que notre société n'est pas prête à accepter un tel bouleversement, même si chez nos voisins européens, en Belgique et au Pays-Bas par exemple, le pas a déjà été franchi depuis quelques années. Il ne faut pas oublier que la France est le pays en Union européenne où le nombre de mariages hétérosexuels et le nombre de naissances sont les plus élevés.


Outre les modifications des articles du Code civil, il conviendra aussi de modifier le contenu des actes de l'état-civil, naissance, reconnaissance, mariage, décès, livret de famille. Une vraie révolution de la filiation.

Et l'intérêt de l'enfant ? A-t-on consulté les meilleurs spécialistes pour avoir le coeur net sur la question de savoir si l'enfant éduqué par un couple homosexuel connait le même épanouissement que celui légitime né d'un père et d'une mère mariés ? Chez nos voisins qui l'ont adopté, il n'existe pas, à ma connaissance, d'études sérieuses sur cette question.

Par conviction profonde et religieuse, je suis contre le mariage homosexuel. Le mariage, la famille, l'enfant sont des sujets bien trop sérieux pour être remis en question de cette manière, parce qu'ils constituent le socle de notre société civile. Il conviendrait de s'assurer que tous les Français acceptent le mariage gay. Une consultation générale par référendum organisée simultanément lors des prochaines élections municipales en 2014 pourrait apporter une réponse démocratique et incontestable.

J'espère que le Parlement ne votera pas ce texte, dans une période aussi difficile où la société française a besoin d'affirmer ses valeurs auxquelles elle est profondément attachées.

mardi 13 novembre 2012

Calendriers 2013

Vous trouverez ci-dessous, en téléchargement gratuit, quelques modèles de calendriers 2013 que j'ai réalisés.

Deux formats vous sont proposés :
- 1920x1080 pixels (à utiliser en fond d'écran ou en écran de veille),
- A3/A4 (destinés à l'impression, peuvent aussi être utilisés en écran de veille)

Si un modèle vous plait, cliquez sur le titre, ou à défaut sur la vignette pour le télécharger. Dans la fenêtre qui s’ouvre, faites ensuite un clic droit sur le calendrier et choisissez « enregistrez l’image sous … » ou bien « choisir l’image comme fond d’écran ».

 



A noter :
Les calendriers ne sont fournis que pour votre usage personnel exclusif. Modèles et motifs sont protégés par des droits d'auteur. Merci de les respecter.
Les liens de téléchargement sont actifs jusqu'au 7 mai 2013.


mardi 16 octobre 2012

Un faute grave de Vincent Peillon

Entendre un Ministre de l’Education Nationale en fonction dire qu’il serait pour une dépénalisation de la drogue cela me mets très mal à l’aise, les enseignants et les parents sûrement aussi.
Si Vincent Peillon se permet de tels écarts de langage c’est que, consciemment ou inconsciemment, cela devient possible avec ce gouvernement. Je n’y vois là qu’un manque d’autorité et du chef de l’Etat et du Premier Ministre.
Il aurait été plus inspiré de constater le manque cruel de personnels médecins et infirmiers scolaires qui constituent un chaînon incontestable de l’éducation à la santé, de la prévention et du dépistage et de faire des propositions afin de reconnaître à la médecine scolaire une mission de santé publique. Le Ministre de l’éducation ne peut être à la fois le garant de la bonne éducation de nos enfants et dans le même temps mettre leur santé en péril avec la dépénalisation de la drogue. C’est complètement incompatible, incohérent et irresponsable. Même si  ce n’était que son avis personnel, dans la fonction qu’il occupe il n’a pas à le dire, un point c’est tout. S’il est intelligent, il doit remettre sa démission au chef de l’Etat, s’il ne l’est pas, il appartient au chef de l’Etat d’en tirer les conséquences. L’occasion lui est ainsi donnée d’asseoir son autorité. Une autorité dont le manque lui est souvent reproché.
En fait, le chef de l’Etat doit faire face à deux critiques : l’une le concerne, l’autre concerne son gouvernement.
Il n’est pas encore totalement chef d’Etat. Si cette fonction s’apprend sur le tard, Il est maintenant indispensable qu’il donne les signes d’un homme fort et courageux, qui sait faire preuve d'autorité non seulement dans ses discours mais aussi dans ses actes. S’il continue de dire aux Français que tout n’est pas possible tout de suite et que les mesures s’étalonneront sur les cinq ans de son mandat, il commet une erreur. Certes, tout n’est pas possible tout de suite.  Mais après quatre mois, je ne retiens comme mesure forte que l’augmentation des impôts et taxes des ménages et des entreprises. Le manque d'habilité c’est de ne pas s’engager à dire aux Français ce que cela va changer maintenant. Le juste équilibre entre les efforts et les résultats attendus. Le - changement c’est maintenant - a une forte connotation positive, or il s’en éloigne et la visibilité de sa politique laisse à désirer. Rien d’étonnant à ce que de plus en plus de Français ne lui fassent plus confiance. La communication est l’arme fatale dont son prédécesseur savait trop bien faire. Lui, c’est tout le contraire : la discrétion, la retenue. Lorsque le patient est gravement malade, il faut lui parler tout le temps.
La critique du gouvernement n’est pas tant son manque d’expérience, sa jeunesse. Pour la première fois, on assiste à un gouvernement de parité où les femmes occupent une place importante. Or, on ne les entend pas beaucoup, à soutenir avec force ce gouvernement auquel elles appartiennent. Hormis la ministre de la santé, et à un degré moindre la ministre de la justice, les autres ne sont pas à la hauteur de leur tâche. Pourquoi Manuel Valls a-t-il la cote, parce qu'il est sur le terrain. Il manque l’expérience d’une Martine Aubry ou d’une Ségolène Royale. L’apprentissage est certes difficile. Et quand l’un(e) ou l’autre commet une gaffe cela fait désordre.
La cohérence et la cohésion gouvernementales sont pourtant nécessaires dans ces moments si difficiles. 

lundi 10 septembre 2012

Un Président bien seul et pas convaincant

Tf1 lui a donné l’occasion de s’exprimer pendant plus d’une demi-heure hier soir sur des sujets choisis, sans débat contradictoire, qui ne sont que la répétition inlassable de son programme de campagne déjà entendu des centaines de fois. Un président pas convaincant qui a pris bien trop tard la mesure de l’état de gravité de la situation économique et sociale de la France. Un président bien seul qui découvre l’immensité de la tâche et des responsabilités et que dire du Premier ministre et de son gouvernement.
Les mesures contre le chômage sont à prendre maintenant avec effet immédiat, et non mesurées à l’expiration des deux ans de pouvoir. Aucune mesure immédiate n’est prise qui puisse redonner confiance aux entreprises, qui ont en bien besoin, et aux ménages sollicités à participer à l’effort commun.
Un langage de la vérité à la sauce hollandaise, mais sans actions urgentes envisagées pour cette rentrée que l’on savait pourtant extrêmement difficile au vue des faits et pronostics de croissance revus à la baisse.
Un gouvernement loin de faire l’unanimité, sans expérience, un Premier Ministre qui ne cesse de répéter qu’il appliquera à la lettre les engagements du Président. Sans plus ni moins, ce qui montre son incapacité à gérer l’urgence. Plus que jamais, il faut des hommes et femmes d’expérience, de terrain, qui savent gérer la crise. Hormis Laurent Fabius, les autres ne sont pas du tout à la hauteur.
Déjà les 100 premiers jours n’ont rien apporté et les suivants ne changeront strictement rien. La vérité c’est de dire aux Français que le chômage continuera de s’aggraver et avec lui, l’économie française s’enfoncera lentement et surement dans la récession.

mardi 4 septembre 2012

Calendrier scolaire 2012/2013

 
Source : Education Nationale

mercredi 29 août 2012

L'économie française s'enfonce dans la récession

La rentrée s'annonce périlleuse pour le Président et son Premier Ministre dont la cote de popularité, selon les derniers sondages, est en nette baisse. Il va falloir mettre les bouchées doubles. Le doute s'installe, y compris chez les socialistes, de la capacité de ce gouvernement à redresser la barre.

Les indicateurs économiques ne sont pas bons du tout : le chômage a augmenté fortement en juillet au point d'être en voie de dépasser la barre symbolique des 3 millions de chômeurs. Les entreprises n'ont jamais été autant à la peine. Le signe est venu des sociétés de travail temporaire, qui traditionnellement en cette période de l'année connaissent un pic d'activité notamment dans le bâtiment, les travaux publics et le tourisme, ont constaté une baisse des besoins en personnels intérimaires. Preuve que l'activité n'a pas fonctionné comme d'habitude.

La croissance est depuis plusieurs mois au poids mort. Et chez nos voisins européens, la tendance à la baisse de l'activité se confirme aussi. On peut donc s'attendre logiquement à une régression générale de l'activité. Du coup, par effet mécanique, le nombre de chômeurs va encore augmenter (voir l'article "Le gouvernement tarde à prendre des mesures contre le chômage"). L'initiative du gouvernement de mettre en place 150 000 contrats emplois d'avenir est une bouffée d'oxygène pour les jeunes en difficulté, encore faudrait-il s'entendre sur la définition des emplois d'avenir. Cela ne résout pas le problème des jeunes diplômés à Bac +4 voire plus qui, à défaut de trouver un emploi en relation avec leur niveau de formation, sont quasiment contraints d'accepter des emplois précaires mal rémunérés. Il est urgent d'en faire davantage car le chômage concerne toutes les catégories sociales et tous les âges. Cette mesure demeure insuffisante, même s'il faut bien reconnaitre que l'Etat ne peut pas tout faire. L'employeur principal c'est bien l'entreprise. Comment faire lorsque les entreprises ne sont pas confiantes dans l'avenir ? C'est bien là tout le problème. Les investissements ralentissent dans cette période incertaine où l'on a aucune visibilité à court et moyen terme.

Si l'amélioration de la compétitivité de nos entreprises est aussi une nécessité pour le moyen-long terme, il n'en reste pas moins que seules 25 % d'entre elles sont réellement et directement concerné par les exportations. Les autres travaillent pour le marché intérieur. Cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas chercher à améliorer notre balance commerciale très déficitaire, bien au contraire, il convient d'agir sur deux fronts, rattraper notre compétitivité pour améliorer les exportations et en même temps réduire les importations où la consommation énergétique représente le gros morceau.

Le "produire français" doit être encouragé, et tout de suite, dans des secteurs où nous avons perdu nos emplois : l'industrie en général, le textile, l'agroalimentaire, et dans le même temps freiner l'ardeur de certaines d'aller voir ailleurs : c'est toute la mission dévolue au Ministre du Redressement productif. Une mission clé, ô combien difficile, et qui doit être exercée avec le plus grand sérieux.  Arnaud Montebourg ferait bien de se concentrer uniquement dans l'action, en cherchant à rassembler dans son camp tous les moyens matériels et humains disponibles pour mobiliser les entreprises à faire des efforts pour préserver les emplois, aider celles dont l'équilibre financier est plus que précaire, empêcher enfin celles qui voudraient partir. Ce n'est pas le moment de les abandonner ou de laisser faire, ce sont encore elles qui créent de l'activité et des emplois.

L'engagement de l'Etat n'est jamais autant nécessaire que dans cette période difficile, en donnant l'exemple et la voie à suivre tout en rassurant nos compatriotes. L'économie précède le social, et on ne pourra commencer à parler de justice sociale que dans la mesure où les richesses créées le permettront, sinon on ne fera que partager la pénurie. De toutes les façons, qu'il s'agisse de l'emploi, de la croissance, des échanges extérieurs, le temps presse, il faut agir si nous ne voulons pas que l'économie française s'installe durablement dans la récession.

Des mesures fortes doivent être prises dès maintenant, pour certaines il n'y a vraiment plus de place aux discussions et aux négociations, n'en déplaise au Premier ministre, car la situation commande d'agir vite. Des engagements précis qui exigent à la fois d'avoir une vision claire de la situation mais aussi du courage et de la détermination, quitte à prendre des risques. Les Français attendent du concret, même s'ils comprennent tout à fait qu'il n'est pas possible de tout faire en même temps et tout de suite. Alors leur participation sollicitée par le Premier ministre permettra de donner un sens à l'effort qui leur est demandé.