dimanche 3 février 2013

Qu'elle est belle la coopération allemande au Mali !

L’Europe prend des allures de chacun pour soi. Officiellement la France s’est lancée seule à combattre la violence qui s’est abattue depuis des mois sur le peuple malien. Que je sache, lutter contre des groupes terroristes aux portes de l’Europe, le Mali à seulement 2 ou 3 milliers de km de l’Espagne, devrait être une cause européenne !

Je la voyais autrement cette Europe qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Mais non, l’Allemagne, en ne s’engageant pas clairement, désapprouve l’intervention française. Merci l’Allemagne. Les africains pourront aussi dire merci à tous les autres pays européens pas davantage engagés que sur une relative aide logistique. Si le conflit devrait bien se terminer, l’Europe n’en sortira pas grandie.

La diplomatie européenne est au poids mort. Il y a à peine quelques mois elle était déjà au bord du désastre avec la déconfiture de l’Euro. Avec de tels partenaires économiques et politiques, l’Europe ne peut déjà plus progresser. Pas de vraie diplomatie européenne capable de défendre les intérêts européens dans le monde, une politique étrangère européenne inexistante, un projet européen de la défense aux oubliettes. Le chacun pour soi donne un grand avantage à la Chine et aux autres pays émergents de pouvoir s’imposer économiquement et bientôt politiquement. Alain Peyrefitte avait bien prédit dans son livre « Quand la Chine s’éveillera », les Européens n’auront qu’à bien se tenir. L’équilibre géopolitique est d’ors et déjà chamboulé. L’Europe, la super-puissance, celle qui est appelée à jouer un rôle majeur dans le monde, n’est en réalité que de la politique-fiction. On regrette déjà les Adenauer, Gerd Schroeder, Helmut Kohl. Et la Grande Bretagne dont le Premier ministre voit déjà la fin de l’Europe, en tout cas sans elle ...

jeudi 17 janvier 2013

Mais que font les troupes françaises seules au Mali ?

Qui aurait parié un kopeck, il y a quelques mois que la France allait entrer en guerre à l’appel au secours du Président malien ? Personne.
Les belligérants ont toujours sous-estimé les forces de l’adversaire, que ce soit en Afghanistan, en Irak ou en Lybie. Même si les adversaires ne sont pas des Etats mais des groupes de terroristes fanatiques. Que la France ne s’y méprenne, son armée n’est pas du niveau de l’armée américaine, pour pouvoir se lancer seule dans un conflit de cette nature dont personne ne peut dire quand cela va se terminer, même avec la bénédiction des Nations Unis.

Il y a trois points sur lesquels je ne suis pas du tout d’accord avec la quasi-majorité de la classe politique qui approuve l’intervention de l’armée française au Mali. Leur position me choque, me désole.

1. Tous les moyens diplomatiques n’ont pas été utilisés pour empêcher cela. Dès l’appel au secours du Président du Mali, François Hollande décide, seul, et seul chef d’Etat européen, de mettre son armée en action, en moins de 24 heures. La France lance ainsi une déclaration de guerre contre le « terrorisme ». A prendre une décision aussi grave et aussi rapidement aura inévitablement de lourdes conséquences dont il sera le seul responsable en tant que chef des armées. Le Mali est en grande difficulté à faire face à des problèmes politiques internes et son armée est en totale déliquescence face aux groupes terroristes. Un grand territoire sans grandes ressources naturelles qui n’intéressent pas les grandes puissances. Aqmi est un mouvement connu de tout le monde depuis des années et tous suivent de près la terreur qu’il sème et les exactions qu’il commet. Mais ce n’est pas le seul. Et pourtant personne n’a vraiment réagi.

2. Il y a quelques jours à peine, lors de son voyage en Algérie, François Hollande affirmait haut et fort la fin de la France-Afrique. La présence française en Afrique demeure toujours d’actualité, autant civile que militaire, tant que des dizaines de milliers de ressortissants français continuent à y vivre. Une première contradiction entre ses propos et ses actes. Mais le plus dur à supporter, en premier lieu pour les familles de soldats, c’est de mobiliser à nouveau nos troupes alors que ceux qui ont combattus en Afghanistan viennent juste d’être rapatriés. Une présence en Afghanistan très critiqué où plus de 50 militaires y ont laissé leur vie. C’est la deuxième contradiction. Une décision politique à 300 %, d’un chef d’Etat affaibli par les sondages et les critiques, qui cherche à se refaire « une santé ». Je ne voudrais pas être à la place des familles dont les fils sont à nouveau partis au combat. Combien de fois entendra-t-on encore la marche funèbre de Chopin … Stop à la guerre !

3. Enfin, lui qui clamait durant toute sa campagne que le traité européen qui prévoyait des mesures fortes pour sortir l’Europe de la crise financière, de la crise de l’Euro devait être revu et assorti d’une clause de croissance. Lui qui jurait par tous les Dieux que l’Europe devait se donner tous les moyens pour relever le défi d’une crise qui n’en finit pas. Voilà que l’occasion était trop belle pour qu’il aille au combat pour tenter de bâtir avec la même fougue et la même détermination une solidarité européenne en matière de défense. Même si le temps est compté avec les évènements au Mali. La réponse ne s’est pas fait attendre puisqu’aucun pays européen, après 6 jours de guerre, n’est prêt à envoyer ses soldats combattre aux côtés des nôtres pour une cause qui pourtant nous est toute commune : lutter contre le terrorisme. Une constatation amère et décevante de partenaires économiques ou de partenaires tout court, qui entendent bien la présence militaire française au Mali, qu’ils approuvent d’ailleurs pour la plupart !

Une Europe qui est à des années lumières d’une diplomatie commune et encore moins d’une défense européenne commune. La nouvelle année commence plutôt mal. Attention à la dépense, comme si cela ne suffisait pas, qui va encore payer ?

lundi 31 décembre 2012

Bonne Année !

mercredi 28 novembre 2012

Cartes de Noël


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vendredi 23 novembre 2012

Mariage gay : un sujet très (trop) sensible

C'était un engagement de François Hollande durant la campagne présidentielle : créer une loi qui institue le mariage homosexuel. Si une majorité de Français était pour, encore fallait-il accorder un crédit à ces sondages, aujourd'hui la tendance semble inversée. Le peuple français, toutes catégories sociales confondues, a pris la véritable mesure de cette proposition, en témoignent les récentes manifestations de rue. Elle remet en cause le droit fondamental du mariage tel qu'il est établi dans le Code civil par une réécriture des articles le concernant.

La reculade sur ce sujet du Président montre le malaise qui le frappe aujourd'hui. Vouloir accorder aux maires hostiles au mariage homosexuel de refuser de célébrer un tel mariage au nom de la "liberté de conscience" est totalement absurde. De deux choses l'une : ou bien la loi est votée et tous les maires de France sont tenus d'appliquer la loi et rien que la loi, au nom de la République, par conséquent de pratiquer aussi les mariages gay, quelque soit leur point de vue sur la question ; ou bien elle ne l'est pas, dans quel cas la question ne se pose pas.

Cette loi devrait être votée au Parlement au début de l'année prochaine. D'ors et déjà, le Conseil des ministres a adopté le projet de loi, après consultation des organes les plus représentatifs de la question du mariage homosexuel. Ce qui est certain, c'est qu'elle entraînerait inévitablement un bouleversement sociétal et un chamboulement juridique.

La disparition des termes "père" et "mère" et leur remplacement par celui de "parents" provoque des réactions hostiles d'un grand nombre de Français très attaché au sacro-saint mariage et au droit de l'enfant né d'un père et d'une mère. En particulier, ceux qui pratiquent un culte sont majoritairement contre et je les comprends. Je crois profondément que notre société n'est pas prête à accepter un tel bouleversement, même si chez nos voisins européens, en Belgique et au Pays-Bas par exemple, le pas a déjà été franchi depuis quelques années. Il ne faut pas oublier que la France est le pays en Union européenne où le nombre de mariages hétérosexuels et le nombre de naissances sont les plus élevés.


Outre les modifications des articles du Code civil, il conviendra aussi de modifier le contenu des actes de l'état-civil, naissance, reconnaissance, mariage, décès, livret de famille. Une vraie révolution de la filiation.

Et l'intérêt de l'enfant ? A-t-on consulté les meilleurs spécialistes pour avoir le coeur net sur la question de savoir si l'enfant éduqué par un couple homosexuel connait le même épanouissement que celui légitime né d'un père et d'une mère mariés ? Chez nos voisins qui l'ont adopté, il n'existe pas, à ma connaissance, d'études sérieuses sur cette question.

Par conviction profonde et religieuse, je suis contre le mariage homosexuel. Le mariage, la famille, l'enfant sont des sujets bien trop sérieux pour être remis en question de cette manière, parce qu'ils constituent le socle de notre société civile. Il conviendrait de s'assurer que tous les Français acceptent le mariage gay. Une consultation générale par référendum organisée simultanément lors des prochaines élections municipales en 2014 pourrait apporter une réponse démocratique et incontestable.

J'espère que le Parlement ne votera pas ce texte, dans une période aussi difficile où la société française a besoin d'affirmer ses valeurs auxquelles elle est profondément attachées.

mardi 13 novembre 2012

Calendriers 2013

Vous trouverez ci-dessous, en téléchargement gratuit, quelques modèles de calendriers 2013 que j'ai réalisés.

Deux formats vous sont proposés :
- 1920x1080 pixels (à utiliser en fond d'écran ou en écran de veille),
- A3/A4 (destinés à l'impression, peuvent aussi être utilisés en écran de veille)

Si un modèle vous plait, cliquez sur le titre, ou à défaut sur la vignette pour le télécharger. Dans la fenêtre qui s’ouvre, faites ensuite un clic droit sur le calendrier et choisissez « enregistrez l’image sous … » ou bien « choisir l’image comme fond d’écran ».

 



A noter :
Les calendriers ne sont fournis que pour votre usage personnel exclusif. Modèles et motifs sont protégés par des droits d'auteur. Merci de les respecter.
Les liens de téléchargement sont actifs jusqu'au 7 mai 2013.


mardi 16 octobre 2012

Un faute grave de Vincent Peillon

Entendre un Ministre de l’Education Nationale en fonction dire qu’il serait pour une dépénalisation de la drogue cela me mets très mal à l’aise, les enseignants et les parents sûrement aussi.
Si Vincent Peillon se permet de tels écarts de langage c’est que, consciemment ou inconsciemment, cela devient possible avec ce gouvernement. Je n’y vois là qu’un manque d’autorité et du chef de l’Etat et du Premier Ministre.
Il aurait été plus inspiré de constater le manque cruel de personnels médecins et infirmiers scolaires qui constituent un chaînon incontestable de l’éducation à la santé, de la prévention et du dépistage et de faire des propositions afin de reconnaître à la médecine scolaire une mission de santé publique. Le Ministre de l’éducation ne peut être à la fois le garant de la bonne éducation de nos enfants et dans le même temps mettre leur santé en péril avec la dépénalisation de la drogue. C’est complètement incompatible, incohérent et irresponsable. Même si  ce n’était que son avis personnel, dans la fonction qu’il occupe il n’a pas à le dire, un point c’est tout. S’il est intelligent, il doit remettre sa démission au chef de l’Etat, s’il ne l’est pas, il appartient au chef de l’Etat d’en tirer les conséquences. L’occasion lui est ainsi donnée d’asseoir son autorité. Une autorité dont le manque lui est souvent reproché.
En fait, le chef de l’Etat doit faire face à deux critiques : l’une le concerne, l’autre concerne son gouvernement.
Il n’est pas encore totalement chef d’Etat. Si cette fonction s’apprend sur le tard, Il est maintenant indispensable qu’il donne les signes d’un homme fort et courageux, qui sait faire preuve d'autorité non seulement dans ses discours mais aussi dans ses actes. S’il continue de dire aux Français que tout n’est pas possible tout de suite et que les mesures s’étalonneront sur les cinq ans de son mandat, il commet une erreur. Certes, tout n’est pas possible tout de suite.  Mais après quatre mois, je ne retiens comme mesure forte que l’augmentation des impôts et taxes des ménages et des entreprises. Le manque d'habilité c’est de ne pas s’engager à dire aux Français ce que cela va changer maintenant. Le juste équilibre entre les efforts et les résultats attendus. Le - changement c’est maintenant - a une forte connotation positive, or il s’en éloigne et la visibilité de sa politique laisse à désirer. Rien d’étonnant à ce que de plus en plus de Français ne lui fassent plus confiance. La communication est l’arme fatale dont son prédécesseur savait trop bien faire. Lui, c’est tout le contraire : la discrétion, la retenue. Lorsque le patient est gravement malade, il faut lui parler tout le temps.
La critique du gouvernement n’est pas tant son manque d’expérience, sa jeunesse. Pour la première fois, on assiste à un gouvernement de parité où les femmes occupent une place importante. Or, on ne les entend pas beaucoup, à soutenir avec force ce gouvernement auquel elles appartiennent. Hormis la ministre de la santé, et à un degré moindre la ministre de la justice, les autres ne sont pas à la hauteur de leur tâche. Pourquoi Manuel Valls a-t-il la cote, parce qu'il est sur le terrain. Il manque l’expérience d’une Martine Aubry ou d’une Ségolène Royale. L’apprentissage est certes difficile. Et quand l’un(e) ou l’autre commet une gaffe cela fait désordre.
La cohérence et la cohésion gouvernementales sont pourtant nécessaires dans ces moments si difficiles.